La crise nous offre une opportunité historique de mesurer la richesse de façon plus pertinente et plus humaniste, et
d'initialiser ainsi la transition vers un nouveau modèle économique prenant en compte le développement humain (santé, éducation et culture, droit), la qualité de vie, la cohésion sociale,
intégrant le pacte écologique et la préservation de l'intérêt des générations futures ...
Pour opérer la grande mutation dont nous avons besoin, il convient de voir le monde sous un nouveau jour.
Pour celà finissons-en avec la dictature du PIB, qui considère la spéculation et la marchandisation toujours plus poussée de la société comme de la richesse créée, laissant de côté la famine, les
pandémies, les guerres, sauf pour en comptabiliser les bénéfices des entreprises pharmaceutiques, des fabriquants d'armes et des industries dérivées, par exemple.
Pour commencer à changer de monde, commencez par dire
STOP à la dictature du PIB
Corinne Lepage: N'est-il pas temps de changer de mode de calcul?
Lettre
consacrée aux indicateurs (synthèse publiée en 2007)
« Notre PIB prend en compte dans ses calculs, la pollution de l’air, la
publicité pour le tabac et les courses d’ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût
des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il
comprend la production de napalm, des armes nucléaires, et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il comptabilise les programmes de télévision qui
glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants.En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaîté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie, ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en compte notre courage, notre sagesse, ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion, ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. »
Publié par Laurent VILLEBRUN le 26.12.2008 sur le Blog-notes de Corinne Lepage
Prenons un exemple : les 1 147 véhicules incendiés la nuit du nouvel an.
Un rapide calcul sur la base d'hypothèses simples :
- véhicules d'âge et de niveaux de gammes variables - estimons en moyenne à 10 000€
la valeur du véhicule détruit, ou du montant des réparations nécessaires
- estimons à 1 500 € le coût d'une intervention pompiers
- estimons à 400 le nb d'interventions pompiers (1 pour 3 véhicules, environ)
- estimons le surcroît d'activité policière correspondant à 2 300 heures (2 heures par véhicule),
- estimons à 35 € le coût de l'heure de policier
Le PIB ne comptabilise pas les destructions. Il comptabilise les réparations et le rachat de véhicules; Il comptabilise par ailleurs les services publics directement en fonction de leur coût, et
non de leur activité.
La destruction de ces véhicules a généré en une nuit :
685 000 € de PIB de services publics et, dans l'hypothèse où les propriétaires remplaceraient ou répareraient leur véhicule en moyenne pour un montant égal à la veleur du véhicule
détruit, c'est 11,5 Millions d'€ de PIB qui est généré à court terme 'grâce' à ces destructions
http://www.dailymotion.com/video/x72l32_crise-yves-cochet-groupe-gdr-verts_news
"Le
plein s'il vous plait !" Jean-Marc Jancovici et Alain GrandjeanEcrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander





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