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Les versets satyriques

Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 22:39
Le rapport STIGLITZ, remis le 16 septembre 2009 à Nicolas Sarkozy, concernant la mesure des performances économiques et du progrès social apporte beaucoup d'eau au moulin que nous nous efforçons de faire tourner :

Extraits de la synthèse du rapport :

"Ce que l’on mesure a une incidence sur ce que l’on fait ; or, si les mesures sont défectueuses, les décisions peuvent être inadaptées " (exemples cités : PIB vs Environnement, politiques de croissance)

"Il semble souvent exister un écart prononcé entre, d’une part, les mesures habituelles ... (croissance, inflation, chômage, etc.,) et, d’autre part, les perceptions largement répandues de ces réalités" . .. "cet écart est si important et si répandu qu’il ne peut s’expliquer uniquement en se référant à l’illusion monétaire ou à la psychologie humaine"

"Il se peut que les statistiques habituellement utilisées ne rendent pas compte de
certains phénomènes qui ont une incidence de plus en plus grande sur le bien-être
des citoyens"

"Ainsi, place-t-on généralement l’accent sur le PIB, alors que des notions comme celle de produit national net (qui prend en compte les effets de la dépréciation du capital) ou celle de
revenu réel des ménages (centrée sur les revenus effectifs des ménages au sein de l’économie) peuvent être plus pertinentes"

"De fait, l’adéquation des instruments actuels de mesure des performances économiques,notamment de ceux qui reposent uniquement sur le PIB, pose problème depuis longtemps. Ces préoccupations sont encore plus prononcées pour ce qui est de la pertinence de ces données en tant qu’outils de mesure du bien-être sociétal."

"Par ailleurs, il a été établi de longue date que le PIB était un outil inadapté pour évaluer le bien-être dans le temps, en particulier dans ses dimensions économique, environnementale et sociale, dont certains aspects sont fréquemment désignés par le terme de soutenabilité."

....

Ne manquons pas cette occasion de faire entendre nos attentes !


Christophe Hénocq
Cause Creator
http://apps.facebook.com/causes/184051/12254045?m=8267094b


Ref : Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social

Professeur Joseph E. STIGLITZ, Président de la Commission, Columbia University (prix Nobel d'économie)
Professeur Amartya SEN, Conseiller de la Commission, Harvard University (prix Nobel d'économie)
Professeur Jean-Paul FITOUSSI, Coordinateur de la Commission, IEP (président de l'OFCE)

Autres Membres :

Bina AGARWAL Institute of Economic Growth, University of Delhi
Anthony B. ATKINSON Warden of Nuffield College
François BOURGUIGNON Paris School of Economics
Jean-Philippe COTIS INSEE
Angus S. DEATON Princeton University
Kemal DERVIS UNPD
Marc FLEURBAEY Université Paris 5
Nancy FOLBRE University of Massachussets
Jean GADREY Université Lille
Enrico GIOVANNINI OECD
Roger GUESNERIE Collège de France
James J. HECKMAN Chicago University (Prix Nobel d'économie)
Geoffrey HEAL Columbia University
Claude HENRY Sciences-Po/Columbia University
Daniel KAHNEMAN Princeton University (Prix Nobel d'économie)
Alan B. KRUEGER Princeton University
Andrew J. OSWALD University of Warwick
Robert D. PUTNAM Harvard University
Nick STERN London School of Economics
Cass SUNSTEIN University of Chicago
Philippe WEIL Sciences Po
Par Christophe Hénocq - Publié dans : Les versets satyriques - Communauté : Militants du Modem
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 22:23
Eh oui ! ce genre de duperie est fréquente sur Internet et vos boîtes aux lettres (traduisez mailbox) ne doit pas être en reste de sollicitations du même type.
Cette fois-ci, c'est Bill Gates qui s'y colle, ou plutôt son profil Facebook semble-t-il  ! Pour avis et prudence !

FOUNDATION_20INTERNATIONAL_1_.pdf
Par Christophe Hénocq - Publié dans : Les versets satyriques
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 11:37

Nous allons très certainement être très nombreux à réagir aux résultats de ce scrutin, et à en proposer une lecture ou une analyse, dès aujourd’hui et dans les jours qui viennent (rédaction commencée le 8 juin, arrêtée faute de temps et poursuivie le 23 juin). Il nous faudra ensuite confronter nos analyses individuelles, en espérant que nous nous montrerons capables de l’intelligence collective qui permet d’aller de l’avant.

Car si nous faisons de la politique, c’est notamment parce que nous nous sentons concernés par l’avenir et que nous voulons travailler à sa préparation.

 Quelques constats et enseignements :

-          Nicolas Sarkozy et l’UMP sont, en France, les grands vainqueurs de ces élections. Le score élevé de l’UMP, sans concurrent direct en atteste. L’opposition est atomisée, et l’UMP s’est même offert le luxe de se choisir son opposant préféré et d’en faire la première force de cette opposition !

En effet, Europe Ecologie, a été utilisée par l’UMP comme une boule de bowling lancée sur les quilles des partis d’opposition, PS et MoDem en tête. Plusieurs raisons à ce choix tactique de l’UMP , dont :

o    Europe Ecologie n’est pas un parti de gouvernement, mais une alliance électorale ponctuelle, non structurée,

o    Europe Ecologie ne comporte pas de concurrent à Nicolas Sarkozy

 

C’est donc un strike pour l’UMP : l’opposition de gouvernement et ses leaders sont à terre.

 

Mais ce succès de l’UMP va au-delà de ça, puisqu’il s’inscrit dans un mouvement européen global.  Il y a de quoi s’interroger en profondeur sur les raisons pour lesquelles de nombreux peuples choisissent de faire confiance aux principaux promoteurs du modèle inégalitaire de la mondialisation et de la marchandisation à marche forcée, alors même que ce modèle est actuellement plongé dans une profonde crise. Parmi les pistes à explorer,

o    certains choisiront d’en rendre responsables les médias ou les instituts de sondage,

o    d’autres évoqueront l’éparpillement des oppositions,

o    d’autres encore les faiblesses ou divisons internes de ces oppositions,

o    d’autres rappelleront que les oppositions, même éparpillées, restent nombreuses

Tout cela existe en effet, mais ne suffit pas à expliquer un vote favorable à un pouvoir réputé peu populaire. Européennes ou pas, c’est bien à un vote sanction que l’on pouvait s’attendre au bout de ces 2 années de quinquennat, et c’est bien l’inverse qui s’est produit.

o    parmi les explications complémentaires, on peut, sans doute, comptabiliser un effet générationnel. La France vieillit, l’Europe vieillit, et les séniors, très nombreux, en moyenne plus conservateurs, sont plus fidèles aux urnes que les cadets. Le troisième âge a déjà fait basculer l’élection présidentielle en faveur de Nicolas Sarkozy, lors d’un scrutin à forte participation, alors quand la participation s’effondre et que le troisième âge reste fidèle au poste, l’effet conservateur et sécuritaire s’amplifie. Ceci est peut-être l’une des explications de la vague bleue que l’on vient d’observer en Europe.

o    mais c’est peut-être l’absence d’alternative suffisamment crédible, bien qu’elle soit souhaitée par beaucoup, qui explique le mieux cette victoire des libéraux-conservateurs, par découragement de ceux qui espèrent l’avènement d’une autre voie.

 

 

-          Europe Écologie est l’autre grand vainqueur de ces élections. Mais comment doit-on interpréter la victoire d’une alliance entre Libéraux Libertaires (lire absolument cette analyse sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ral-libertaire), écologistes, et altermondialistes, car dans cette alliance, coexistent les tenants d’une société sobre, et les tenants d’une société hédoniste ?

 

Du point de vue de cette idéologie, la victoire électorale de Daniel Cohn-Bendit ne le rend pas quitte vis-à-vis de ses écrits. A la suite de l’allusion (à contretemps et hors contexte) de François Bayrou à ce qu’il considérait, lui, comme étant du domaine de l’ignominie, et de l’emballement médiatique qui s’en est suivi, nous avons pu assister à des témoignages d’adultes traumatisés depuis leur enfance par des atteintes sexuelles, qui éprouvaient depuis longtemps un très fort sentiment de malaise face à Daniel Cohn-Bendit, et qui ont remercié François Bayrou de s’être fait leur porte-parole, et de les avoir en partie délivrés. Sur certains aspects de son idéologie libérale-libertaire, Daniel Cohn-Bendit doit encore rassurer et faires des efforts de clarification.

 

Daniel Cohn-Bendit a réussi un joli coup, un peu à l’instar de Bernard Tapie en 1994, mais qu’il y a-t-il derrière ? En sus de l’effet « Cohn-Bendit », il y a probablement eu un effet  « Eva Joly », qui a su parler de façon convaincante de la justice et des affaires financières. José Beauvais, membre de cette coalition, s’est prudemment fait discret, évitant la cacophonie.

Force électorale d’un jour, cette alliance, si elle venait à avoir l’ambition de devenir un parti de gouvernement aurait bien des étapes à franchir et bien des difficultés et contradictions internes à surmonter, qui useraient l’essentiel de ses forces. Les bâtisseurs du Mouvement Démocrate en font continuellement l’expérience.

 

« Un autre monde est possible » répète-t-on de José Beauvais à Noël Mamère, de Jean-Luc Mélanchon à Olivier Besancenot, de Ségolène Royale à Corinne Lepage, de Daniel Cohn Bendit à François Bayrou, de Marie-Georges Buffet à  Yves Cochet, de Benoît Hamon à Nicolas Dupont-Aignan … Mais qui parviendra à donner de la consistance à ce slogan, à proposer une véritable alternative portant sur un projet humaniste, soutenable, et crédible ?

 

-          Le Parti Socialiste n’est plus que l’ombre de lui-même. Sa lente décomposition se poursuit, et on ne voit aujourd’hui guère de raisons pour que la tendance s’inverse. Qui est en mesure d’expliquer à quelles attentes peut répondre le PS aujourd’hui ? Est-il possible de lui trouver une cohérence d’ensemble, ou même seulement une identité véritable ?

 

-          Le MoDem, lors d’élections très différentes, dans des contextes très différents, se situe avec régularité autour de 8, 5 % des suffrages exprimés. Il faut donc regarder la réalité en face, il est temps d’en finir avec la prétention que nous avions d’incarner à nous seuls l’alternative au pouvoir actuel.

 

Le MoDem a été lancé dans la foulée de la campagne présidentielle de François Bayrou. Le principal mot d’ordre était alors de dépasser les clivages partisans et de faire travailler ensemble des sensibilités différentes.

 

Le MoDem, lors de sa création, avait pour vocation de soutenir les initiatives qui lui paraissaient positives et d’alerter, voire de combattre les orientations ou décisions prises quand elles lui semblaient néfastes ou dangereuses. Il n’était alors nullement question de prendre le leadership de l’opposition. Si nous avons alerté et combattu, nous avons fort peu approuvé et soutenu (la présidence Française de l’Union Européenne, par exemple)

 

Cette posture d’opposant  permanent, ainsi que l’hyper concentration de notre image sur celle de notre chef (omni-opposant face à un omni-président disait Daniel Cohn-Bendit) a nuit à notre crédibilité.

 

Lors du dépouillement du scrutin des élections européennes, quelque chose m’a frappé : Les listes étaient nombreuses et portaient des noms à rallonge (QUAND L'EUROPE VEUT, L'EUROPE PEUT - MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE - UMP - NOUVEAU CENTRE - LA GAUCHE MODERNE CONDUITE PAR MICHEL BARNIER, CHANGER L'EUROPE MAINTENANT AVEC LES SOCIALISTES, …). Spontanément, les scrutateurs en ouvrant les enveloppes, annonçaient : « UMP », « PS », « Europe Ecologie », et … « François Bayrou », lequel figurait en haut du bulletin. C’est un peu comme si nous n’existions pas en tant que parti, et comme si même Marielle de Sarnez, tête de liste pour l’île de France n’existait pas non plus.

Depuis longtemps, des voix s’élèvent régulièrement pour plus de collégialité, plus de démocratie, et plus de mise en œuvre réelle de nos principes fondateurs, ceux du Zénith, au sein du Mouvement, sans succès. Les revendications d’authenticité ne sont pas les bien-venues.

Tant que le MoDem n’est qu’une écurie présidentielle, il ne peut guère prétendre convaincre. Il servira de socle au début de la campagne présidentielle de 2012, pour devenir très rapidement une force d’appoint si François Bayrou (encore, toujours et seulement lui) parvient à rassembler.

Christophe Hénocq

Par Christophe Hénocq - Publié dans : Les versets satyriques - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 10:53

La loi HADOPI permet d'évaluer l'incapacité de nos dirigeants à s'adapter à un monde qui change, leur incapacité à comprendre et à innover. Elle est une occasion de plus de mesurer le goût de nos dirigeants pour la répression et leur propension à vouloir nous maintenir dans un monde étriqué.

Pendant ce temps là, les internautes créent (et sans toucher de droits d'auteurs ... Que leur propose HADOPI ?)










 

Par Christophe Hénocq - Publié dans : Les versets satyriques - Communauté : Militants du Modem
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 09:01

Voici ce que me propose Google lors de la consultation de ma messagerie :



Choisissez Parmi les Jeunes Filles Ukrainiennes Magnifiques!

 

Faites votre marché, c'est jour de promotion !

les respect des femmes et le traitement égalitaire attendrons, priorité au business !
Par Christophe Hénocq - Publié dans : Les versets satyriques
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