Manifeste pour l'égalité réelle. Oui, nous pouvons !
Lancé à l'initiative de Yazid Sabeg le 8/11/2008
APPEL LAIQUE Sauvegardons la laïcité de la République
lancée à l’initiative de la Ligue de l’enseignement en février 2008
Pétition "Touche pas à mon ADN"
lancée par Charlie Hebdo et SOS Racisme, octobre
2007
Pour une France moderne, unie et forte
Appel de Christian Blanc en 2007 contre le cumul des
mandats
LETTRE OUVERTE AU FUTUR PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE pour un pacte écologique,
par Nicolas Hulot Président de la Fondation Nicolas Hulot
pour la Nature et l’Homme, le 7 novembre 2006
Un Cri contre le Racisme et l'Intégrisme
initiée par Caroline Fourest (essayiste et rédactrice en
chef de la revue ProChoix), Corinne Lepage (ancienne ministre et présidente de Cap 21), et Pierre Cassen (Les Amis de Respublica), le 28 avril 2006.
Pétition pour la liberté absolue de conscience
publiée le 03 février 2006 par
HistoireDeMémoires
Pétition du collectif 'Sauvons la recherche'
diffusée par Bertrand Monthubret le 28 janvier
2004
Appel de l'association Prosperer Ensemble à soutenir la diplomatie française au delà des clivages
partisans
Publié le 10 février 2003, au coeur des crises Irakienne et
Ivoiriennes
Appel des Français au futur Président de la République pour la réforme de l'état
lancé en 2002 par Christian Blanc au travers de l'Ami
Public
Manifeste pour l'égalité réelle. Oui, nous pouvons ! Lancé à l’initiative de Yazid Sabeg le 8/11/2008
L'élection de Barack Obama éclaire par un contraste cruel les manquements de la
République française et l'écart qui nous sépare d'un pays dont les citoyens ont su dépasser la question raciale et élire pour président un homme qui se trouve être noir. L'Amérique a confirmé la
validité d'un modèle démocratique fondé sur l'équité et la diversité.
Quelle leçon! Nous autres Français, qui revendiquons notre universalisme pour faire pièce à cette diversité, devons bien écouter celle-ci. En négligeant sa propre diversité, la France désespère
une large frange de sa jeunesse et l'empêche d'être fière de son pays. Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l'ordre civique qui restent
vains et incompris.
Il ne faut pas s'étonner que la popularité d'Obama soit si forte ici : elle témoigne des aspirations de tous les enfants de la République, qui vivent par procuration une reconnaissance que la
France ne leur donne pas. Elle trahit aussi la mauvaise foi de ceux qui saluent la victoire de la modernité hors de nos frontières, pour tolérer ici le statu quo.
Pourtant, la société française est l'une des plus métissées du monde. Mais quelle conception de l'homme faut-il se faire pour accepter que l'élite économique, politique, sociale y reste une
chasse gardée ? Les pays qui réussissent à promouvoir l'égalité et la justice, ceux-là seuls auront leur place dans la mondialisation des hommes et des idées. Les autres sont condamnés à devenir
des provinces de la démocratie, rétrogrades, décalées, hors du coup. Pour en sortir, nous avons besoin de politiques résolument volontaristes pour l'équité et la diversité. Il ne suffit pas de
proclamer l'égalité pour la faire advenir : c'est un processus de longue haleine et non pas spontané, que nous avons le devoir et l'intérêt d'engager.
Les Etats-Unis ont engagé en leur temps des actions positives qui ont fait émerger une classe moyenne noire qui a été l'antichambre de l'élite. Sans doute faut-il les adapter au contexte
français. Mais nous en avons tant besoin ! La France est fatiguée des médiateurs, des organismes aux dénominations tonitruantes, des actes symboliques et des déclarations formelles.
Avec l'arrivée d'Obama, on ne pourra plus faire très longtemps le coup de la diversité ennemie du mérite, ni justifier l'injustice par le principe d'égalité. Nous, acteurs de la vie publique,
Français et Françaises de bonne volonté, soucieux de la promesse démocratique de notre pays, désireux de restaurer une conscience civique authentique, demandons la mise en oeuvre effective d'un
programme minimal pour l'égalité réelle :
APPEL LAIQUE : Sauvegardons la laïcité de la République. Lancée à l’initiative de la Ligue de l’enseignement en février 2008
Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon
l'article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s'imposent à tous, au
premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la
laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat,
la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n'en pratiquer aucun ou de pouvoir en
changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l'égalité en droit des citoyens dans le respect
des lois de la République, permet à la fois l'expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd'hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d'accès à l'information et aux connaissances, et où explose la
médiatisation des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l'émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le
discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à l'imagination et à la créativité.
C'est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s'opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du
contenu de la loi de 1905. A l'heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la
ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l'égalité et la fraternité
Pétition "Touche pas à mon ADN" lancée par Charlie Hebdo et SOS Racisme, octobre 2007
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le
cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais
dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis
quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères
les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la
liberté.
Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire
que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à
frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit,
l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette
pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique
à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.
Appel de Christian Blanc
A l'issue de l'ensemble des travaux qu'il a mené et qui portent autant sur les transformations profondes qui affectent la société Française que sur les défaillances de l'administration et plus généralement de l'appareil d'Etat dès lors qu'il s'agit de les prendre en compte, l'Ami Public présente ici un ensemble de propositions visant à libérer la vie publique en France sous tous ses aspects, en mettant ou remettant le citoyen au cœur du dispositif. Cette démarche s'ordonne autour de quatre points complémentaires, dont l'articulation devrait permettre une transformation cohérente et en profondeur de l'exercice de la démocratie dans notre pays, condition nécessaire pour répondre aux aspirations de nos concitoyens à plus d'autonomie, plus de participation, plus de simplicité, plus de proximité et en même temps plus de sécurité et moins de violence.
LETTRE OUVERTE AU FUTUR PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE pour un pacte
écologique,
par Nicolas Hulot Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, le 7 novembre 2006
Mesdames, Messieurs les candidats à la Présidence de la République,
Au moment où elle s'apprête à faire un choix politique majeur en désignant un nouveau président de la République, la France a rendez-vous avec son avenir. L'humanité est aujourd'hui menacée par une crise écologique et énergétique sans précédent qui amplifie et accélère toutes les tensions entre les hommes sur la planète. Comment l'éviter ? Nous n'avons pas d'autre alternative que d'engager une profonde mutation économique, sociale et culturelle de nos sociétés, qui s'appuie sur une mobilisation collective. Je propose qu'elle s'organise autour d'un « Pacte écologique ».
Un nouveau contrat pour une nouvelle donne.
C'est l'heure de la vérité et de l'action
L'avenir de la planète et de ses habitants dépend désormais de la manière dont nos
sociétés vont se conduire. Nous devons impérativement opérer une évolution en profondeur vers d'autres façons de produire, de travailler, de consommer, de se nourrir, de se loger, de se déplacer,
de se chauffer...
L'emploi, l'activité économique, la solidarité, la démocratie, le bien-être de tous en dépendent. Quelles sont aujourd'hui vos propositions ? Ferez-vous des enjeux écologiques une priorité
nationale ? Il est temps, mesdames et messieurs les candidats, de passer enfin à l'action. Notre avenir à tous dépend de vos choix.
Un état d'urgence planétaire
Les bouleversements liés au changement climatique ou aux pénuries de ressources sont déjà là.
L'ensemble des observations scientifiques le confirme. L'humanité toute entière est menacée. Les populations les plus démunies sont les premières frappées par les innombrables sécheresses,
inondations ou cyclones, dont les terribles images sont entrées dans la banalité de notre quotidien télévisuel. C'est la raison première de l'urgence de la mobilisation. La crise écologique
amplifie d'autres crises économiques et sociales. Dans un monde frappé par le chômage, la précarité, les exclusions, le péril écologique n'est pas nécessairement perçu comme la plus grave des
menaces. Pourtant l'ensemble des facteurs de la crise écologique amplifie les tensions et en génère de nouvelles : insécurité sociale et sanitaire, fragilisation économique, migrations
internationales, conflits pour l'accès aux ressources. Loin d'ignorer les enjeux sociaux et les inégalités mondiales, l'impératif écologique permet de les prendre en compte pour éviter de les
aggraver. Ce n'est pas une priorité, c'est la priorité.
Ni à gauche, ni à droite, mais au-dessus
La crise écologique, parce qu'elle est inédite et d'une ampleur inégalée, pose des questions et suggère des réponses qui vont au-delà des clivages politiques. Elle ne peut plus être un objet de
stratégie électorale. Elle est une cause commune.
Le défi écologique, une chance unique
Le progrès s'est transformé en risque pour l'humanité, mais le risque peut à son tour devenir une chance. Nous avons les cartes en main. Nos capacités techniques mettent d'ores et déjà à notre
disposition des outils pour réagir. Nous savons économiser l'énergie, produire proprement, recycler.
Le moment est venu de passer à l'acte à grande échelle. Les mesures nécessaires, si contraignantes qu'elles puissent apparaître aujourd'hui, génèreront demain une fantastique créativité
industrielle, stimuleront la recherche scientifique, découvriront de nouveaux gisements d'emploi. La « révolution » écologique est porteuse de nouvelles activités, d'une nouvelle ère économique
et sociale, et d'améliorations de la condition humaine.
La prise de conscience progresse. Les signes d'encouragement se multiplient : notre campagne Défi pour la Terre a déjà rassemblé plus de 600 000 personnes, 52% des Français souhaitent que la
protection de l'environnement soit inscrite parmi les objectifs prioritaires du futur Président. Le message est clair ! A vous maintenant de vous engager dans ce combat, d'encourager un mouvement
collectif vers une mutation des structures de la société et des comportements de chacun.
Signez le Pacte écologique
La première décision à prendre, madame ou monsieur le futur président de la République, est d'enclencher ensemble la dynamique collective, en rassemblant ceux qui, à gauche, à droite ou ailleurs, sont décidés à relever le principal défi du temps présent. Le Pacte écologique est soumis à la signature et à l'adhésion de tous ceux qui le souhaitent. Il n'est ni un accord entre appareils politiques ni un programme de gouvernement, mais l'affirmation d'une volonté collective qui dépasse les querelles partisanes.
C'est une première étape dans la mobilisation populaire
Un Cri contre le Racisme et l'Intégrisme
initiée par Caroline Fourest (essayiste et rédactrice en chef de la revue ProChoix), Corinne Lepage (ancienne ministre et présidente de Cap 21), et Pierre Cassen (Les Amis de Respublica), le 28
avril 2006
Citoyens à la fois opposés au racisme et à l'intégrisme, nous poussons un cri. Depuis le 11 septembre 2001, le débat public semble avoir perdu tous ses repères. Tandis qu'une droite populiste et raciste surfe sur la peur de l'autre et de l'islam (en amalgamant Arabes avec musulmans, musulmans avec intégristes et intégristes avec terroristes), une certaine gauche a abdiqué tout esprit critique face à l'obscurantisme et traite d'«islamophobe» toute personne ayant l'audace de dire non à l'islam politique réactionnaire. Même lorsque cette résistance se fait au nom de l'attachement à la laïcité, à l'égalité hommes-femmes, par refus de l'incitation à la haine sexiste, homophobe ou antisémite. Il faut d'urgence sortir de ce double piège. Et redire, haut et fort, que nous voulons nous battre à la fois contre le racisme et contre l'intégrisme. Tous les racismes (antiarabe comme antijuif, comme antifemme ou antihomosexuel) et tous les intégrismes (de toutes les religions).
Pour éviter que le 11 septembre ne sonne le glas de la laïcité, il faut cesser de se
taire face à l'offensive de l'islam intégriste. Elle gagne partout du terrain. En Palestine et en Egypte, les Frères musulmans (matrice de l'islam politique réactionnaire) viennent de remporter
des succès électoraux comme jamais. Ailleurs, ils se placent en médiateurs, voire en tuteurs des communautés musulmanes sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Comme en Angleterre ou en
France. Après avoir invité l'UOIF à s'asseoir à la table de la République et du Conseil français du culte musulman, Nicolas Sarkozy ne propose-t-il pas de modifier la loi de 1905 ?
Dans le même temps, des députés UMP, comme Eric Raoult ou Jean-Marc Roubaux, ne proposent-ils pas de réactiver le délit de blasphème à la demande d'organisations musulmanes refusant le droit à
l'irrévérence et à la caricature ? Si ces deux piliers, la loi de 1905 et la liberté d'expression, tombaient ou du moins s'effritaient, avec quelles armes pourrions-nous nous défendre face à cet
obscurantisme qui a bien le visage de nouveau totalitarisme ? Sur quoi pourrions-nous bâtir notre résistance face à la montée de tous les fanatismes ?
Pour éviter un second 21 avril 2002, tout en menant ce combat contre l'intégrisme, il faut aussi reprendre la lutte contre le racisme et l'extrême droite. Dire et redire que le combat contre
l'obscurantisme n'est pas un combat contre l'immigration ou contre les croyants. Mais un combat républicain et laïque devant unir tous les citoyens, quelle que soit leur origine, croyants, athées
ou agnostiques.
Même si les médias ne veulent pas l'entendre et préfèrent souvent donner la parole aux barbus ou aux filles voilées, ce combat est remarquablement porté aujourd'hui par des citoyens de culture ou
de confession musulmanes (81 % sont attachés au principe de laïcité). En particulier, ceux d'origine algérienne ou iranienne (10 % des chauffeurs de taxis parisiens sont des Iraniens réfugiés en
France).
Ceux-là ont fui l'islamisme et connaissent, mieux que personne, le prix à payer lorsque la religion fait la loi. Les musulmans du monde entier, comme les habitants des quartiers populaires
français, sont les premières victimes de l'intégrisme. Nous refusons de laisser ces quartiers être mis sous tutelle par des groupes religieux parce que l'Etat se désengage du social.
De même que nous refusons de laisser croire que les émeutes de novembre dernier ou les explosions de violence sont dues à l'«islamisation» de la France. Les islamistes n'en ont pas été les
inspirateurs, même s'ils ont essayé d'apparaître auprès des pouvoirs publics comme des médiateurs pouvant se substituer aux autorités de la République. Sans succès. Pour l'instant... Qu'en
sera-t-il lorsque le lien social et interculturel ne sera plus qu'un champ de ruines, à cause des subventions qui n'arrivent pas aux associations citoyennes, ou qui arrivent trop aux associations
confessionnelles ? La colère, la rage, la recherche du profit et de l'argent facile, sont bien à l'oeuvre dans les quartiers défavorisés. Si «islamisation» il y a, elle est due certes à la
propagande des intégristes mais aussi au fait d'abandonner des citoyens et des quartiers entiers à l'exclusion, à l'inégalité et à la stigmatisation.
En cela, les discours plein de haine et de raccourcis de Jean-Marie Le Pen ou de Philippe de Villiers, ou encore celui de Nicolas Sarkozy (qui dit dans son livre préférer l'espérance religieuse à
l'espérance sociale), ne peuvent que contribuer à grossir les rangs des islamistes.
Nous refusons de leur laisser le combat pour l'égalité, les libertés et la laïcité. Les signataires de ce cri demandent donc à chaque formation qui postule aux prochains suffrages de s'engager
clairement à combattre sans concession à la fois l'intégrisme que représente l'islam politique liberticide et le racisme.
Précision : le titre ,"Contre un nouvel obscurantisme", sous lequel est paru la pétition dans Libération le 28/04/06 est de Libé.
Pétition pour la liberté absolue de conscience publiée le 03 février 2006 par HistoireDeMémoires
Appel des musulmans, agnostiques et athées de culture musulmane pour la liberté de la presse
NOUS, CITOYENS DU MONDE ET DE CULTURE MUSULMANE, CROYANTS, AGNOSTIQUES OU ATHEES,
AFFIRMONS NOTRE SOUTIEN DE PRINCIPE A LA LIBERTE DE LA PRESSE DE TRAITER, MEME AVEC HUMOUR, DE TOUS LES SUJETS CONCERNANT TOUS LES SYSTEMES DE PENSEE, RELIGIEUX OU NON.
AFFIRMONS QU'AUCUNE RELIGION NE PEUT S'IMMISCER DANS LE DROIT DE CHACUN ET CHACUNE DE LA CRITIQUER.
SOUTENONS LES JOURNALISTES MENACES ET DESAPPROUVONS LES INITIATIVES D'INTIMIDATION DES GOUVERNEMENTS NON DEMOCRATIQUES D'EXPORTER LEUR CONFUSION ENTRE LA SPHERE PRIVEE ET LA SPHERE PUBLIQUE.
ENCOURAGEONS LES DEMOCRATES ET LAIQUES DE CULTURE MUSULMANE A FAIRE PRIMER LE DROIT CIVIL SUR UNE INTERPRETATION DEVOYEE DE L'ISLAM
Pétition du collectif 'Sauvons la recherche' diffusée par Bertrand Monthubret le 28 janvier 2004
A l'aube du XXI siècle, la France a besoin d'une recherche vigoureuse.
Cette activité est indispensable aux innovations de demain, au développement économique de notre pays, ainsi qu'à son rayonnement culturel. Dans la conjoncture actuelle, les pays qui ne
maintiendront pas un outil de recherche d'excellence seront incapables de suivre l'accélération de l'évolution économique associée à la production des connaissances.
Plus grave encore, ils deviendront rapidement incapables de former les jeunes générations de manière compétitive. Ils entreront donc dans une dépendance économique difficilement réversible.
Croire que l'on peut limiter la recherche à quelques axes prioritaires pour la société, c'est entrer dans une logique de sous-développement. Les retombées utiles et rentables viennent et
viendront de la recherche appliquée. Mais celle-ci ne peut exister qu'en utilisant les nouveaux outils et les concepts inventés par la recherche fondamentale.
Comme l'objectif de cette dernière est le développement des connaissances, indépendamment de toute rentabilité escomptée, elle ne peut être soutenue, pour l'essentiel, que par des financements
publics. Cette responsabilité centrale de l'Etat ne peut être transférée aux organismes caritatifs, privés, ou aux structures internationales même si les chercheurs savent trouver auprès de ces
bailleurs d'importants compléments de financement.
En France, nous assistons à un abandon de la recherche fondamentale par l'Etat. Cette politique entraînera irrémédiablement à sa suite un effondrement de toute recherche appliquée. Nous en avons
déjà des exemples avec la fermeture de centres de recherche privée (Aventis, Pfizer), qui préfèrent exercer cette activité là où le lien entre recherche fondamentale et appliquée est soutenu :
aux USA. Car il faut le redire : l'industrie privée américaine est massivement dépendante du secteur public. En gros, dans le domaine de la santé, les grandes compagnies pharmaceutiques se
transforment en sociétés financières, spécialisées dans le rachat des start-ups issues du monde académique, quand elles réussissent. Mais il n'y a plus réellement de recherche pharmaceutique
privée, et c'est tout aussi vrai en Europe. Si les parlementaires américains, quelle que soit leur appartenance politique, ont voté les augmentations considérables et récurrentes proposées par
l'administration Clinton pour le budget du NIH, c'est parce que les biologistes ont su rallier l'industrie pharmaceutique à cette cause et ont convaincu le gouvernement d'injecter de l'argent
fédéral dans la recherche académique, afin de disposer de la recherche la plus innovante possible. En dépit du discours officiel affirmant que la recherche est une priorité nationale, le
gouvernement français est bel et bien en train de fermer le secteur de la recherche publique, sans même se rendre compte qu'il n'y a rien pour la remplacer. Il asphyxie financièrement les
organismes de recherche publique. Les baisses de crédits ajoutées aux annulations de crédits et au non paiement des crédits votés par le Parlement (début décembre 2003, 50% des crédits de
fonctionnements 2002 du CNRS ne lui avaient toujours pas été versés !) mettent plusieurs EPST Etablissements Publics à caractère Scientifique et Technique, comme le CNRS, l'INSERM ou l'INRA) et
les EPIC (Etablissement Public Industriel et Commercial, dont le CEA) au bord de la faillite. Alors que la recherche, qui est une activité sur le long terme, a besoin de perspectives claires, le
gouvernement décide une réduction brutale du nombre de recrutements de jeunes chercheurs (un exemple, pour les recrutements de chargés de recherche à l'INSERM : 95 recrutements en 2002, 30 prévus
en 2004).
Coïncidant avec un départ massif des cadres de la recherche française à la retraite, cet abandon fera que l'écart avec les autres pays équivalents atteindra rapidement un point de non retour,
d'autant plus rapidement que les jeunes scientifiques s'expatrieront, un mouvement déjà largement amorcé. Les grandes orientations de la politique scientifique doivent être contrôlées par la
représentation nationale. Mais le gouvernement ne peut à la fois désengager l'Etat et piloter la recherche avec des méthodes qui risquent de la paralyser. Ainsi, les moyens d'intervention sont de
plus en plus concentrés au niveau du ministère. La distribution des fonds publics de la recherche utilise désormais des circuits improvisés et sans continuité, dont la logique la plus claire est
de priver les EPST (dont les universités) et les EPIC, de leur capacité d'intervention. Des comités ad hoc sont créés dans l'urgence pour décider de l'attribution de sommes importantes à des
programmes exceptionnels, des experts sont désignés hâtivement pour choisir les jeunes chercheurs à soutenir. Instaurées au nom d'une meilleure efficacité dans le pilotage de la recherche, ces
pratiques ont pour effet de multiplier des comités à durée de vie limitée, aux critères d'évaluation souvent opaques, et de mobiliser beaucoup d'énergie prise sur l'encadrement des laboratoires
des EPST et des EPIC. L'ironie est en effet que les experts scientifiques ne peuvent venir que des laboratoires où se trouve la compétence, c'est-à-dire des EPST et des EPIC.
Certes, le pilotage par le gouvernement est nécessaire pour la mise en place de très grands équipements, ou de structures spécifiques comme les Maisons de l'homme en sciences sociales, ou enfin
pour le développement d'applications de la recherche, mais à condition que ce pilotage soit mis en place de manière transparente et en concertation avec les organismes de recherche, en évitant
les improvisations et changements péremptoires d'orientations, et qu'il s'accompagne d'un soutien sans faille à la recherche fondamentale, dans toute sa diversité, avec comme seul critère de
jugement celui de l'excellence scientifique.
Il n'existe pas d'exemple de recherche scientifique exclusivement animée et pilotée par un Ministère. C'est une confusion des genres et une illusion scientifico-bureaucratique que de croire à un
tel schéma, comme semblent le faire beaucoup d'hommes politiques de tous bords. Il n'y a pas de recherche digne de ce nom sans des organismes de recherche et des universités puissantes, capables
de réagir à la conjoncture scientifique internationale.
Même s'il faut en analyser les structures et les pratiques avec lucidité, même si des évolutions sont nécessaires, comme le pensent depuis longtemps beaucoup de signataires, il faut rappeler avec
la plus grande fermeté que c'est dans ces organismes de recherche que se trouvent la pratique scientifique et une compétence irremplaçables pour la formation des jeunes, la réponse aux évolutions
rapides des savoirs et l'évaluation des résultats.
Les scientifiques signataires considèrent de leur responsabilité d'agir collectivement contre une destruction programmée de l'appareil de recherche français. En conséquence :
Nous demandons au Ministère de la Recherche que soit mise en chantier dans les plus brefs délais la préparation d'ASSISES NATIONALES DE LA RECHERCHE, dont l'exemple pourrait être le colloque de
Caen qui fut à l'origine du renouveau spectaculaire de la recherche française dans les années 60. Un tel colloque, en réunissant les acteurs économiques et politiques concernés, en n'éludant
aucune des questions qui conditionnent la dynamique et la réactivité de notre système de recherche, visera à une refondation d'un secteur d'activité vital pour l'avenir des citoyens de ce pays,
secteur dont tant de jeunes aujourd'hui se détournent. Il devra déboucher sur la mise en place d'une politique pluri-annuelle offrant des perspectives d'embauche et de carrière attractives pour
les jeunes chercheurs.
Si les pouvoirs publics ne mesurent pas la gravité de la situation, et en particulier la désespérance des plus jeunes qui devient le problème central de nos laboratoires, SI DONC CES DEMANDES NE
SONT PAS SATISFAITES DANS LE DELAI D'URGENCE QU'EXIGE LE TRAITEMENT DE LA CRISE QUE NOUS SUBISSONS, LES DIRECTEURS D'UNITES ET D'EQUIPES SIGNATAIRES PRESENTERONT LA DEMISSION COLLECTIVE DE LEURS
FONCTIONS DE DIRECTION.
Ils sont conscients de la gravité qu'aurait une telle décision. Mais soucieux de préserver les plus jeunes, ils n'auraient que ce moyen pour être entendus des pouvoirs publics, des responsables
économiques et de l'opinion. Les soussignés appellent à se joindre à ce mouvement de révolte contre le démantèlement de l'appareil de recherche en France, les membres des commissions CNRS et
INSERM et leurs présidents, les personnels des autres EPST et EPIC, les collectifs de jeunes chercheurs, les présidents de sociétés savantes, selon des formes que chaque catégorie déterminera à
son niveau de responsabilité. Ils appellent également à se joindre à eux les enseignants-chercheurs, qui sont aussi touchés par ces mesures, et susceptibles d'en expliquer la gravité aux
étudiants qui se détermineront pour savoir s'ils souhaitent amplifier ce mouvement.
Appel de l'association Prosperer Ensemble à soutenir la diplomatie française
au delà des clivages partisans
Publié le 10 février 2003, au coeur des crises Irakienne et Ivoiriennes
La diplomatie française est très active. Elle ne réussit pas tout ce qu'elle
entreprend, mais elle adopte une ligne directrice équilibrée qui prend en compte les intérêts français dans une perspective de moyen terme.
Cette ligne directrice passe par le respect du droit international et des traités internationaux, et privilégie la solution politique et le développement sur la force, le chaos ou le
renoncement.
Cette position de la France, on le constate en Côte d'Ivoire et dans la crise Irakienne est une position fragile et dangereuse.
Il est toujours plus difficile de lutter pour la paix que pour la guerre, et risqué de sortir du rang.
Cependant, si au bout du compte, les accords de Linas-Marcoussis, ou quelque chose qui s'en rapproche, sont appliqués, c'est la paix et le développement qui l'auront emporté. De même, si la
France et l'Allemagne, appuyées notamment par la Russie parviennent finalement à tenir leur position jusqu'au bout sur l'Irak, une politique étrangère Européenne sera peut-être née, et ce sera un
progrès pour le monde.
A l'inverse, si la diplomatie française fléchit, nous en serons tous affectés, au travers du recul diplomatique et économique de notre pays.
C'est pourquoi, dans cette période de tous les dangers pour la diplomatie française , Prosperer Ensemble, fidèle à ses principes de développement harmonieux, appelle les citoyens et les
organisations de toutes tendances à soutenir la diplomatie française dans ses efforts pour maintenir un équilibre mondial. Il existe bien d'autres sujets sur lesquels nous pouvons tous faire
valoir nos divergences. Ne faisons pas de cadeau à tous ceux dont l'intérêt est l'affaiblissement de notre pays
Appel des Français au futur Président de la République pour la réforme de
l'état
lancé en 2002 par Christian Blanc au travers de l'Ami Public
Ce que nous voulons :
Oui, cette France est possible ! A condition de lever trois blocages :